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mercredi 6 août 2014

OUVERTURE D'UN CABINET à PARIS 15 ème

Ouverture des consultations dans mon nouveau cabinet à
Paris 15ème à compter du 5 août 2014!

Thérapies brèves : enfants, adultes, couples.

Conseils : vie personnelle et professionnelle.



Bienvenue!




jeudi 27 mars 2014

Le chaos des âmes…heureuses


 Qu’est ce que l’amour ? A cette question de nombreuses tentatives de réponses ont été apportées, en fonction du prisme par lequel on essayait de l’aborder. La philosophie, la psychanalyse, la science, les religions…ont tous donné leur définition de l’amour, et certains même, sentant que la tâche serait ardue, ont préféré définir ce qu’il n’était pas.

Et d’ailleurs n’y-a-t-il un seul amour ? Faudrait-il distinguer l’amour filial, marital, familial ?

Là encore, en fonction du sens dans lequel on tourne le prisme, on peut répondre par l’affirmative ou la négative à cette interrogation.

Cette dialectique sans fin a déjà nourrit de très nombreux ouvrages sans qu’une réponse unique et satisfaisante puisse être apportée.

 

Il est par contre une autre question à laquelle il semble un peu plus facile de répondre : que provoque l’amour, qu’engendre-t-il ?

Quel que soit l’objet de notre amour, le sentiment même nous transforme. L’état amoureux en est une démonstration des plus visibles rapidement.

Lorsque nous tombons amoureux, notre vision de l’autre mais aussi du monde qui nous entoure est modifiée. Et plus le sentiment est ressenti avec force, plus notre perception se modifie, et nous modifie, une sorte de « métamourphose ».

Notre cœur s’élargit et notre sensibilité s’exacerbe, la beauté nous apparaît en toute chose, et nous embrassons le monde en étreignant l’être aimé.

Il y a quelque chose de magique dans chaque union amoureuse, un coup de baguette qui transforme notre citrouille en carrosse.

 

Il est d’ailleurs souvent intéressant de demander à deux amoureux de raconter leur rencontre, car ils la teinteront toujours de cette magie, de ce « coup du destin » qui les a réunit… « je ne devais pas me rendre à cette soirée…c’était la première fois que je passais par là…dès que j’ai croisé ses yeux… », le miracle s’est produit.

Bien souvent, cette perception modifiée ne survit pas au quotidien. Le sentiment amoureux s’estompe, les douze coups de minuit sonnent et le carrosse redevient citrouille. Néanmoins un peu d’étincelle perdure, et cette souvenance renforce l’attachement envers l’être élu.

 

Lorsque les sentiments ne sont pas ou plus partagés, il faut alors se résoudre, oublier l’autre, s’avouer que l’on s’est trompé. L’égo est mis à mal, celui que j’ai choisi ne m’a pas choisi, ce que je pensais avéré ne l’est pas, mon jugement n’est pas fiable. Mais cette position inconfortable ne peut pas perdurer car elle plongerait celui qui la subit dans des affres dépressives. Il faut donc que l’égo se récupère, et pour ce faire, la raison prend le dessus : mes sentiments n’en étaient pas, cet amour là n’était qu’un leurre induit par l’autre, et c’est même lui qui se trompe en ne me choisissant pas…

Le deuil de cet amour passé se fait donc plus ou moins rapidement en suivant toujours le même chemin : le déni, la colère, la négociation, la tristesse et enfin l’acceptation. Puis on est prêt à aimer à nouveau…

 

           

Mais certaines rencontres provoquent parfois un bouleversement inattendu. Le choc amoureux est ressenti de façon si intense que l’irrationnel entre en jeu dès la première seconde. Il y a souvent un sentiment, non de découverte de l’autre, mais de reconnaissance, une connivence instantanée, l’impression que l’être attendu est enfin là. L’attirance est de ce fait quasi- irraisonnée quelles que soient les circonstances.

La sensation de magie, de prédestination, inhérente à toute rencontre amoureuse est alors décuplée, d’autant que peuvent survenir des manifestations extraordinaires telles que des transmissions de pensée voire de la télépathie, des rêves prémonitoires, des visions associées à cet autre. Et puis l’impression que la vie se charge elle-même d’un rapprochement avec l’être aimé d’une façon inattendue.

 

Ces amours là résistent souvent au temps et les turpitudes du quotidien ne les érodent pas, même si la vie n’est pas un long fleuve tranquille pour autant : séparations, tromperies, mais inexorablement retrouvailles. C’est ce que l’on appelle « le grand amour », celui qui permet bien souvent de se modifier, de se dépasser, de créer. Car malgré des apparences parfois trompeuses, ils engendrent une plénitude qui ramène à l’essentiel de l’être, et à toutes ses expressions possibles.

Il faut bien l’avouer, peu d’entre nous ont la chance de vivre une union telle que celle là, encore moins sur une longue période.

 

Il arrive aussi parfois que ces amours ne soient pas ou plus partagés avec la même intensité, que les circonstances de la vie virent brusquement et entraînent un éloignement inexorable. Pourtant le sentiment ne s’efface pas, il demeure intacte chez celui qui aime, même lorsque le lien est rompu.

Le deuil est alors souvent impossible, et la souffrance liée à la séparation intense, parfois jusqu’à ne plus souhaiter vivre. Car à quoi bon poursuivre la route en solitaire lorsque l’on considère cet être comme irremplaçable. Quel espoir peut-il y avoir en des jours meilleurs si ce n’est celui de le retrouver ?

 

Là encore, la lecture de cette violente attirance varie en fonction du sens dans lequel le prisme est tourné. Le courant psychologique évoque un attachement ou un deuil pathologique, le versant spirituel parle de rencontres « karmiques », d’âmes sœurs, de flammes jumelles qui ne peuvent parfois s’unir durablement sur cette terre, mais se retrouveront dans un ailleurs.

 

Plutôt que de s’attacher à la définition même de ces amours, peut être est-il plus intéressant de se demander ce qu’ils engendrent.

Certes, la peine de ne pouvoir être auprès de l’aimé est souvent profonde, Mais au-delà de cette peine, la transformation liée au sentiment amoureux poursuit son œuvre, la sensibilité reste exacerbée, et la vision du monde modifiée.

Car l’amour transforme aussi ceux qui aiment sans réciprocité.

Comment ? Par un remaniement total de l’égo...

Lorsqu’il n’y a pas de remise en question possible du sentiment amoureux, des qualités, de la compatibilité, de l’attachement à cet autre, l’égo est mis à mal sans trouver d’échappatoire. Impossible de nier le choc amoureux, d’oublier  les phénomènes extraordinaires induits par cette rencontre, d’incriminer l’autre.

 

Que faire alors de cette flamme qui continue malgré tout à brûler ?

L’exprimer autrement, non plus dans le paraître mais dans l’être. Bien des personnes ayant le sentiment d’être passées « à côté » de leur grand amour modifient totalement leur trajectoire de vie lorsque la peine est dépassée, allant à l’essentiel : changement de travail, de lieu de vie, expression d’une passion artistique ou sportive.

Et puis vient une évidence : aimer est plus important qu’être aimé, l’amour est finalement un sentiment qui n’appelle pas de réciprocité, et en ce sens il élargit l’âme et non l’égo.

L’amour est en lui-même un chemin initiatique imposé.

 

Si je donne de l’amour tout autour de moi sans rien attendre en retour, alors j’aime vraiment et sans aucune entrave, aucune déception, j’aime pleinement.

Après le chaos, l’âme est heureuse et amoureuse.

lundi 10 février 2014

Amour et crise économique : une équation étonnante!

Il y a quelques semaines, vous avez peut-être répondu à un sondage eDarling sur l'amour en période de crise économique. Les résultats de cette étude méritent que l'on s'y attarde un peu car ils sont assez significatifs et parfois même surprenants. L'amour souffre-t-il de la crise, ou y survit-il ? Enquête !
 

Une période ressentie comme difficile...

Vous avez été 78 % à déclarer vous sentir concernés par la crise. Un tiers des personnes interrogées confie la ressentir au quotidien et se dit impacté directement par ses effets et  49 % déclarent que c'est surtout la morosité ambiante qui les affecte. Vous avez majoritairement qualifié l'atmosphère actuelle comme stressante, pessimiste, énervante et déprimante.

La négativité du quotidien frappe donc de plein fouet une grande partie d'entre nous. Certes, la crise et ses effets impactent plus ou moins fortement les individus, dépendamment de leur situation, mais elle reste cependant bien présente et ressentie par une grande majorité, ce qui ne peut que nous atteindre psychologiquement. Difficile en effet de se réjouir, lorsque les nouvelles sont le plus souvent maussades, lorsque la souffrance liée à cette situation atteint des personnes qui nous sont proches, ou lorsque l'incertitude du lendemain plane comme une ombre. Les manifestations d'optimisme sont assez rares ou étouffées, ce qui confère au climat général une atmosphère pesante.
 
 

...mais qui rapproche !

"En temps de crise, est-il plus facile d'être à deux ?" - Vous avez répondu oui à hauteur de 79 %, cela vous permet d'être plus fort(e) pour affronter la morosité du quotidien. D'ailleurs, 63 % d’entre vous ne considèrent pas que la situation actuelle complique leur quête de l'amour. Au contraire, l'humeur générale incite plus vivement les personnes à rechercher des moments de complicité et de bonheur à deux.

samedi 20 avril 2013

Mon ami, mon amour ?


 




Vous vous êtes rencontrés ici ou ailleurs, et votre relation vous a semblé, dès le départ, évidente : votre complicité immédiate, vos points de vue partagés, votre bonheur à être ensemble ne pouvaient que vous rapprocher. Amoureux ? Non, amis, car dans cette rencontre, la séduction a été mise hors jeu d’office, comme une autre évidence.




Et pourtant, il vous arrive parfois de vous poser la question, au détour d’un fou rire commun, d’un regard tendre, ou d’une parole attentionnée : « Et si cet homme, et si cette femme était finalement l’amour de ma vie ? » Voici quelques indices qui pourront peut-être vous aider à démêler le fil de vos sentiments.


Le pourquoi de l’amitié :

Lorsque deux personnes se rencontrent, le champ des possibles se met automatiquement en action, et certains codes s’installent très vite.

En quelques phrases, en quelques regards, un jeu de séduction s’immisce ou ne s’immisce pas. Les messages verbaux et infra-verbaux (gestes, attitudes, mimiques) vont rapidement signifier à l’autre l’intention sous jacente du contact. Dans ces échanges, la tonalité amicale peut s’instaurer très vite, surtout si les deux protagonistes sont sur la même longueur d’onde. Et en l’absence de parade amoureuse, il est plus facile de se détendre et de se dévoiler, ce qui est propice à la complicité.

Les raisons pour lesquelles on ne glisse pas sur le terrain de l’amour sont multiples. L’absence d’attraction physique peut être l’une d’entre elles, certes, mais également l’ indisponibilité. L’indisponibilité réelle : vous êtes vous, ou l’autre personne, déjà en couple, ou l’indisponibilité psychologique : rupture récente, peur de l’engagement, célibat prolongé…

Dans le cas de l’indisponibilité, l’amitié représente un certain confort. Développer une relation amicale avec une personne du sexe opposé permet d’être dans l’échange et le partage, sans prendre le risque d’un quelconque échec sentimental. Explorer le territoire de l’autre genre, former un « pseudo couple », se sentir en totale confiance et liberté, sans aucun autre enjeu que le plaisir d’être ensemble, voilà ce qui, en effet, peut inciter au rapprochement.


Lire la suite sur eDarling en cliquant ici :
http://www.edarling.fr/conseils-rencontres/psychologie/sabrina-philippe-conseillere-edarling/ami-ou-amour

vendredi 26 novembre 2010

Suppression des notes à l'école primaire? Bienvenue dans le monde de Oui-Oui...


Il semblerait que le système de notation de nos enfants à l'école primaire favoriserait l'échec scolaire. D'éminents spécialistes et confrères se sont penché sur la question, leur verdict reste sans appel.

Questions : avec quelle vision du monde, de notre société, nos enfants vont-ils grandir?
Une vision utopiste, où l'échec, la compétition, la gratification n'existeraient pas?
Un monde où chacun aurait les mêmes aptitudes? Les mêmes chances?
Un monde où l'on ne se tromperait jamais? Celui de la toute-puissance?
Si il n'y a plus d'évaluation, comment aider l'enfant à surmonter ses difficultés, et comment s'appuyer sur ses point forts pour l'encourager et le faire progresser?

Il n'y a rien de plus parlant qu'une note pour le parent comme pour l'enfant. Rien de plus aléatoire aussi, car le système de notation diffère en fonction de celui qui l'attribue. Mais, comme en psychométrie, la note ne prend toute sa valeur et son intérêt que lorsqu'elle est comparée à une moyenne. La moyenne permet de situer l'enfant dans un groupe du même âge que lui, dans une évaluation égalitaire. Par conséquent, cette note met en évidence l'acquisition ou non de l'apprentissage évalué, et le renforcement de cet apprentissage si il n'est pas satisfaisant. Où se situe le traumatisme exactement?

Et dans quel monde l'être humain ne travaillerait-il pas pour obtenir une gratification, quelle soit narcissique ou plus tard financière?

Système de notation ou pas, il y aura toujours des enfants en difficulté scolaire. L'absence de dépistage de ces difficultés ne les fera pas disparaître pour autant, bien au contraire.

Nous allons nous retrouver avec des classes entières de pré-adolescents entrant en 6ème en accumulant des zéros pointés. Non préparés à ce système évaluatif, le choc risque d'être rude...et le rattrapage quasi-impossible.

Bienvenue dans le monde de Oui-Oui...